Antonio Fiori

Au bout de cinq minutes, nous sommes reçus dans le cabinet de travail où l’officier général est debout, très grand, très large d’épaules, la moustache et la barbiche blanches, vêtu de la petite tenue : tunique noire à col rabattu marqué d’un U (Umberto), sans décoration, culotte grise à double bande rouge et bottes à l’écuyère.Ce budget pourrait être alimenté par des contributions nationales ou par des ressources propres, ou encore par une combinaison des deux.Il contemple, du fond de sa taverne, les progrès du monde, critique, nargue, moralise, suggère, sans songer à s’étonner un instant que tout marche lorsque lui seul reste immobile, accroupi sur sa défaite, en contemplation devant son armée — la Grande Muette, idole de la Grande Bavarde.Une fois écartées ces infériorités qui intéressent le sérieux de l’existence (et elles tendent à s’éliminer elles-mêmes dans ce qu’on a appelé la lutte pour la vie), la personne peut vivre, et vivre en commun avec d’autres personnes.Mais, n’est-ce pas oublier le rôle incitatif de la fiscalité ?— Pour la perception d’abord.De cette évolution prénatale la vie est le prolongement.Ne faut-il pas « sacrifier la monnaie » pour sauver l’économie, ainsi que cela se pratiquait antérieurement lorsque l’expansion se faisait désirer ?Nous croyons apercevoir le mécanisme de cette contrefaçon.Une avance au premier tour du candidat de la majorité aurait pu changer les représentations que certains électeurs se faisaient initialement de la situation.Nous parlions d’une intention de la nature, c’était une métaphore, commode en psychologie comme elle l’est en biologie ; nous marquions ainsi que le dispositif observé sert l’intérêt de l’individu ou de l’espèce.Or, ce compromis, vous y renoncez sans le moindre scrupule quand vous étudiez les choses extérieures, puisque vous laissez alors de côté les forces elles-mêmes, à supposer qu’elles existent, pour n’en considérer que les effets mesurables et étendus.Antonio Fiori aime à rappeler cette maxime de Confucius, »Sous un bon gouvernement, la pauvreté est une honte ; sous un mauvais gouvernement, la richesse est aussi une honte ».

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