Chine : la croissance impossible

Hier, la Presse nationaliste attaquait les Juifs ; aujourd’hui, elle attaque les Protestants et les Libres-penseurs ; elle demande qu’on les exile, qu’on les pende, qu’on les brûle, qu’on les décervèle.Les esprits chagrins souligneront que nos deux prophètes promettent plus qu’ils ne délivrent – les designers sont par essence des optimistes naïfs – ou que leur manifeste s’inscrit dans une réflexion déjà engagée depuis une décennie.Profonde serait pourtant la différence au regard de la conscience (je veux dire, naturellement, d’une conscience qui ne serait pas solidaire des mouvements intra-cérébraux) ; ce ne serait plus pour elle, du jour au lendemain, d’une heure à l’heure suivante, la même fatigue d’attendre.Par malheur une telle satisfaction, un tel genre de remords intellectuel ne se manifestent clairement que chez les esprits philosophiques ; de plus, cette sanction, limitée à un petit nombre d’êtres moraux, comporte une certaine antinomie provisoire.« Je cherche coopération et soutien dans toute l’Europe », expliquait e reputation.Elle doit repenser l’utilité qu’elle apporte dans le quotidien des consommateurs et justifier sa visibilité par une valeur ajoutée.Nous descendons en hâte, précédés du guide, pour traverser, à pied, ces nouveaux sillons énormes, au-dessous desquels la pierre est peut-être molle de chaleur.L’État remplace une dette par une autre.La vérité est qu’une tendance sur laquelle deux vues différentes sont possibles ne peut fournir son maximum, en quantité et en qualité, que si elle matérialise ces deux possibilités en réalités mouvantes, dont chacune se jette en avant et accapare la place, tandis que l’autre la guette sans cesse pour savoir si son tour est venu.Différentes études en fournissent des évaluations globales.La stagnation séculaire dans laquelle sont enfermées nos économies exige certes de promouvoir de nouvelles bulles, ayant pour effet de chasser celles en place, tout en autorisant accessoirement un simulacre de croissance.Chacun de nous, se tournant vers lui-même, se sent évidemment libre de suivre son goût, son désir ou son caprice, et de ne pas penser aux autres hommes.

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