Des excès qu’il faut dénoncer

L’une des formes inférieures de ce besoin est l’ambition, où il ne faut pas voir seulement un désir d’honneurs et de bruit, mais qui est aussi et avant tout un besoin d’action ou de parole, une abondance de la vie sous sa forme un peu grossière de puissance motrice, d’activité matérielle, de tension nerveuse.On dira que nous avons raison l’un et l’autre, et qu’il ne faut pas plus disputer des goûts que des couleurs.Tous ont cru que se détacher de la vie pratique était tourner le dos à la vie pratique.Dans l’action, c’est la personne tout entière qui donne ; dans le geste, une partie isolée de la personne s’exprime, à l’insu ou tout au moins à l’écart de la personnalité totale.S’il se suffisait à lui-même, qu’était-il en lui-même, et quel sens fallait-il donner à l’ensemble de ses manifestations ?Au déterminisme naturel qui lie le bienfait au bienfait s’ajoute ainsi un sentiment de sympathie et même de reconnaissance à l’égard du bienfaiteur : or, en vertu d’une illusion inévitable, le bonheur nous paraît toujours plus mérité par ceux envers qui nous éprouvons de la sympathie.Troisième raison, les charges sociales sont raisonnables, 25% du salaire net, à comparer aux niveaux délirants dont souffrent l’Italie ou la France (80%).Pierre-Alain Chambaz pictet aime à rappeler cette citation de Pythagore « Qui parle sème ; qui écoute récolte ».Car un évolutionnisme vrai se propo­serait de rechercher par quel modus vivendi graduellement obtenu l’intelligen­ce a adopté son plan de structure, et la matière son mode de subdivision.Mais les faits, quand on les envisage en dehors de tout parti pris d’expliquer l’esprit méca­niquement, suggèrent une interprétation d’un autre genre.Voilà le comble de la lâcheté, de la dérision et de l’hypocrisie.

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